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Illustration - Des citoyens lancent une pétition pour dissoudre l'Assemblée provinciale de l'Équateur

Sécurité - 8 février 2026

Des citoyens lancent une pétition pour dissoudre l'Assemblée provinciale de l'Équateur

Par Sarah Ndaya3 min de lecture

Mbandaka, le 5 février 2026 - Un collectif de citoyens, se faisant appeler les « Citoyens Rebelles », a lancé une pétition demandant la dissolution de l'Assemblée provinciale de l'Équateur, intensifiant les tensions politiques dans la capitale provinciale.

Accusations d'ingérence et de favoritisme Le groupe accuse les membres de l'assemblée provinciale de paralyser l'exécutif par des ingérences intempestives et des pratiques de favoritisme. Selon les pétitionnaires, l'organe délibérant a outrepassé son rôle de contrôle constitutionnel, s'immisçant dans la gestion quotidienne du gouvernement provincial.

« Les membres du parlement se comportent comme des gestionnaires. Ils bloquent des dossiers importants et interfèrent dans les responsabilités de l'exécutif. Nous disons que ça suffit ; cette assemblée doit être dissoute pour permettre à la province de respirer », a déclaré Papy Ekate Ekofo, porte-parole du collectif des « Citoyens Rebelles ».

Le collectif a lancé une campagne de signatures à grande échelle à travers Mbandaka, visant à recueillir 25 000 signatures pour faire appel directement au président Félix Tshisekedi, la seule autorité habilitée à ordonner la dissolution d'une assemblée provinciale en cas de crise persistante.

Allégations de corruption Des rumeurs circulant à Mbandaka suggèrent que certains membres de l'assemblée sont impliqués dans des affaires de corruption, exerçant une pression sur les institutions publiques pour recruter des proches, au détriment des talents locaux.

Réponse de l'Assemblée L'Assemblée provinciale de l'Équateur a rejeté la pétition. Le rapporteur Ézéchiel Ambokani a souligné que l'initiative n'a pas de fondement légal, déclarant :

« Cette pétition n'a aucun fondement légal pour dissoudre notre institution. Les mécanismes de dissolution sont strictement définis par la Constitution et ne dépendent pas de la collecte de signatures dans la rue. »

Implications pour la gouvernance Des observateurs avertissent que ce bras de fer intervient à un moment où la province de l'Équateur lutte avec des problèmes d'infrastructure et de développement social. Si la situation n'est pas résolue, le conflit entre les citoyens et les élus pourrait affaiblir davantage l'autorité de l'État dans la région.

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