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Le chef de l'armée du Burundi en visite à Kinshasa alors que l'activité militaire s'intensifie

Sécurité - 12 août 2026

Le chef de l'armée du Burundi en visite à Kinshasa alors que l'activité militaire s'intensifie

Par Amina Kabasele2 min de lecture

Kinshasa, le 12 août 2026 - Le chef d'état-major du Burundi, le général Prime Niyongabo, aurait effectué une visite discrète à Kinshasa le 6 août, accompagné de six officiers militaires supérieurs. La délégation est arrivée par Lubumbashi et a tenu des pourparlers avec des responsables congolais avant de retourner à Bujumbura le lendemain à bord d'un avion militaire de la RDC. Le but et les détails des discussions n'ont pas été divulgués publiquement.

La visite coïncide avec un mouvement accru d'avions militaires de la RDC vers Bujumbura, transportant apparemment du matériel destiné à des opérations dans le Sud-Kivu. Entre le 5 et le 7 août, trois avions militaires de la RDC auraient atterri à Bujumbura, tandis que 12 avions militaires auraient reçu l'autorisation d'utiliser l'aéroport international de Bujumbura entre le 23 juillet et le 23 octobre.

Les préparatifs signalés interviennent alors que Kinshasa et Bujumbura cherchent à renforcer leurs positions dans le Sud-Kivu, au milieu des inquiétudes concernant de nouvelles avancées de l'AFC/M23 et du MRDP-Twirwaneho. Ce mouvement fait suite à de violents combats autour de Minembwe, où les forces alignées au gouvernement auraient subi des pertes significatives et perdu le contrôle de plusieurs positions, suscitant des craintes de nouvelles gains territoriaux vers Baraka et Fizi.

La visite du général Niyongabo a alimenté les spéculations selon lesquelles les forces burundaises pourraient être redéployées sur le champ de bataille. Un tel mouvement pourrait s'avérer politiquement et militairement coûteux pour Bujumbura, compte tenu des pertes signalées parmi les troupes burundaises dans l'est de la RDC et des cas précédents de soldats refusant le déploiement.

En 2024, des centaines de soldats burundais auraient été détenus et poursuivis après avoir refusé de participer à des opérations contre l'AFC/M23. Certains avaient déjà été déployés en RDC avant d'être renvoyés au Burundi, tandis que d'autres auraient fui à l'étranger, y compris des officiers supérieurs.

Les préparatifs militaires renouvelés interviennent malgré les efforts diplomatiques en cours pour mettre fin au conflit. Toute nouvelle offensive pourrait aggraver les pertes pour les forces congolaises et burundaises tout en augmentant les risques pour les civils dans les zones touchées par les combats. Pour le Burundi, un rôle militaire plus important pourrait également intensifier la pression intérieure sur le président Évariste Ndayishimiye concernant les pertes militaires et les tensions croissantes au sein des forces armées.

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