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Sécurité - 4 avril 2026

Le leader du Burkina Faso affirme que les élections attendront que la sécurité soit

Par Jean-Marc Okito3 min de lectureEnglish

Ouagadougou, le 3 avril 2026 - Le président de transition du Burkina Faso, Ibrahim Traoré, a déclaré que le pays n'organiserait des élections qu'une fois la sécurité nationale pleinement rétablie, soulignant que les processus démocratiques ne peuvent pas réussir dans un contexte de menaces armées persistantes. S'exprimant dans une interview le 2 avril, Traoré a déclaré que l'instabilité provoquée par les groupes terroristes reste le principal obstacle à l'organisation des élections, et a fait valoir que la « fausse démocratie » pourrait avoir des conséquences néfastes si elle était mise en œuvre dans les conditions actuelles. Il a réitéré que les priorités en matière de gouvernance doivent se concentrer sur le rétablissement de la paix et de la stabilité avant un retour à la politique électorale. Traoré, arrivé au pouvoir à la suite d’un coup d’État en septembre 2022, avait précédemment promis des élections pour 2024, mais celles-ci ont été reportées en raison de la persistance des problèmes de sécurité. Ses remarques mettent en lumière le débat en cours au Burkina Faso sur le moment opportun pour revenir à l'ordre constitutionnel, alors que le pays continue de faire face à des insurrections militantes.

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