Africa Insight
Illustration - Burkina Faso : 20 ans de CIMDH et du Conseil Supérieur de la Magistrature renforcent les droits de l'homme et la justice

Justice - 13 décembre 2025

Burkina Faso : 20 ans de CIMDH et du Conseil Supérieur de la Magistrature renforcent les droits de l'homme et la justice

Par Sarah Ndaya2 min de lecture

Ouagadougou, le 15 décembre 2025 - Le Burkina Faso a célébré le 20e anniversaire du Comité Interministériel des Droits de l'Homme et du Droit Humanitaire International (CIMDH), lançant une série d'activités commémoratives du 15 au 18 décembre 2025. La cérémonie, tenue sous le haut patronage du Ministre de la Justice et des Droits de l'Homme, souligne le rôle du comité en tant que cadre stratégique pour coordonner l'action gouvernementale en matière de droits de l'homme et de droit humanitaire international depuis sa création en 2005.

S'exprimant au nom du Ministre, Seidou Ouédraogo a souligné que cette étape va au-delà du symbolisme. Sous le thème « CIMDH : Quelles réformes sont nécessaires pour une appropriation endogène des valeurs des droits de l'homme et du droit humanitaire international ? », il a appelé à des réformes pour renforcer l'institution, rapprocher les droits de l'homme des citoyens et les intégrer dans les réalités culturelles et sociales du Burkina Faso.

Le programme de commémoration comprend des conférences, des tables rondes, une exposition documentaire, des initiatives de reforestation, des distributions de dons pour le personnel blessé, ainsi que des activités civiques et sportives, reflétant un engagement envers l'engagement public et la dignité humaine. Le professeur Alkassoum Maïga a modéré la conférence inaugurale, ouvrant la voie à des discussions sur l'adaptation du CIMDH au contexte de la révolution populaire progressive.

Justice et Souveraineté Judiciaire : Le Droit Coutumier à l'Honneur

Le même jour, le Président Capitaine Ibrahim Traoré, Garant de l'Indépendance Judiciaire, a présidé la première réunion statutaire de 2025 du Conseil Supérieur de la Magistrature (CSM). La session a souligné l'importance de la justice en tant que pilier de la République au milieu des réformes en cours, des défis sécuritaires et des bouleversements géopolitiques.

Le Conseil a examiné deux rapports clés : l'un sur l'évaluation de la performance des tribunaux inférieurs pour améliorer l'efficacité, et l'autre sur « La Justice Traditionnelle dans la Construction d'un Système Judiciaire pour le Peuple : La Contribution du Droit Coutumier », soulignant la nécessité de renforcer les mécanismes locaux de résolution des conflits.

Suite au retrait du Burkina Faso de l'Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), le CSM a annoncé la suspension de sa participation aux réseaux judiciaires francophones, invoquant la cohérence institutionnelle et la souveraineté.

Le Président Ouédraogo a présenté le rapport d'activité annuel du Conseil, réaffirmant l'engagement de la justice à un système judiciaire indépendant, efficace et ancré dans la nation, conforme aux principes de la révolution populaire progressive.

Cette double initiative reflète la détermination du Burkina Faso à consolider les droits de l'homme, la souveraineté judiciaire et la gouvernance centrée sur les citoyens.

À lire aussi