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Justice - 22 mai 2026

La condamnation de la Belgique pour les crimes de l’ère coloniale au Congo devient

Par Amina Kabasele3 min de lectureEnglish

Bruxelles, le 22 mai 2026 - La Belgique a été définitivement condamnée pour les crimes contre l'humanité commis pendant l'époque coloniale dans l'ex-Congo belge, suite au rejet d'un pourvoi par la Cour de cassation du pays.

Cette décision confirme une décision de 2024 tenant l'État belge pour responsable d'actes de ségrégation raciale et de déplacement forcé d'enfants métis sous l'administration coloniale de ce qui est aujourd'hui la République démocratique du Congo.

L'appel ayant été rejeté, le jugement est désormais devenu définitif, obligeant la Belgique à indemniser les victimes touchées par la politique de l'époque coloniale.

L'affaire a été portée par cinq femmes métisses nées entre 1948 et 1952, séparées de leur mère congolaise lorsqu'elles étaient enfants et placées dans des institutions religieuses sous le système colonial belge.

Les plaignantes - Marie-Josée Loshi, Noëlle Verbeken, Léa Tavares Mujinga, Simone Ngalula et Monique Bintu Bingi - affirmaient qu'elles avaient été dépouillées de leur identité et de leurs liens familiaux par un système conçu pour imposer la ségrégation raciale pendant la période coloniale.

Selon le tribunal, les renvois s'inscrivaient dans le cadre d'une politique institutionnelle plus large mise en œuvre par les autorités coloniales belges.

Au cours de la procédure, les femmes ont décrit avoir été séparées de leur famille, privées de leur nom et de leur identité et abandonnées après l’indépendance du Congo en 1960.

« L'État belge nous a déracinés, nous a séparés de nos familles, nous a volé nos noms, nos identités et nos droits humains », a déclaré Léa Tavares Mujinga lors des audiences.

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