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Illustration - La Belgique appelle à une action européenne et à un accès humanitaire par Goma

Sécurité - 8 février 2026

La Belgique appelle à une action européenne et à un accès humanitaire par Goma

Par Jean-Marc Okito3 min de lecture

Bruxelles, le 30 janvier 2026 - La Belgique a renouvelé son appel à un engagement européen plus fort en réponse à la détérioration de la crise sécuritaire et humanitaire dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), exhortant l'Union européenne à traiter le conflit comme une priorité plutôt que comme une crise oubliée.

S'exprimant lors d'une réunion de l'UE le jeudi 29 janvier, le vice-premier ministre belge et ministre des Affaires étrangères, Maxime Prévot, a souligné que la situation sur le terrain continue de se détériorer, malgré les efforts diplomatiques en cours.

« La Belgique est profondément sensible aux tragédies qui se déroulent en République démocratique du Congo. Bien que nous accueillions les initiatives de médiation politique entreprises à Washington et à Doha, la situation sur le terrain est pire que jamais. Cela est extrêmement préoccupant d'un point de vue humanitaire », a déclaré Prévot.

Selon lui, ce déclin persistant a poussé la Belgique, aux côtés d'autres États membres de l'UE, à placer la crise de l'est de la RDC à l'ordre du jour de la réunion. Il a exprimé son inquiétude quant à la rareté des discussions sur cette question au niveau européen. « Je suis surpris que ce soit seulement la deuxième fois en un an que l'est du Congo soit abordé. Cela ne peut pas être un conflit oublié. L'Union européenne a un rôle à jouer », a-t-il insisté.

Tout en réaffirmant le soutien de la Belgique aux processus de médiation en cours, Prévot a appelé à des résultats tangibles, y compris un cessez-le-feu et un retour à une paix durable. Il a également réitéré la position de son pays sur le respect de la souveraineté et de l'intégrité territoriale congolaises.

« Nous espérons que ces efforts de médiation aboutiront à de véritables solutions de cessez-le-feu et de paix. Nous devons plaider pour le retrait des M23 et des troupes rwandaises afin que la souveraineté et l'intégrité territoriale de la RDC soient préservées », a-t-il déclaré.

Cependant, le ministre belge a souligné que la priorité immédiate reste humanitaire. Il a dressé un tableau sombre des souffrances endurées par les civils, en particulier les femmes et les enfants, qui sont touchés de manière disproportionnée par la violence sexuelle.

« Le besoin urgent en ce moment est une action européenne pour répondre à la situation humanitaire, où une femme est violée toutes les quatre minutes et un enfant toutes les trente minutes », a-t-il dit.

Dans ce contexte, Prévot a appelé à des mesures concrètes pour faciliter la livraison d'aide, y compris la réouverture de l'aéroport international de Goma à des fins exclusivement humanitaires.

« Il est urgent d'activer l'aéroport de Goma pour livrer d'importantes quantités d'aide humanitaire. Qu'il n'y ait aucun doute : il n'y a aucune intention d'utiliser cet aéroport à des fins militaires. L'objectif de la Belgique est un engagement européen plus large envers les enfants qui ont longtemps souffert des horreurs tragiques de ce conflit », a-t-il précisé.

La réouverture de l'aéroport de Goma reste une question sensible et centrale dans les discussions politiques. Kinshasa a annoncé une initiative pour rouvrir l'aéroport afin de faciliter l'assistance humanitaire, tandis que le M23 et le Rwanda insistent pour que toute décision soit prise dans le cadre du processus de paix et dans le respect du contrôle territorial sur le terrain.

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