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Économie - 10 juin 2026

La Banque d'Ouganda plafonne les retraits d'espèces dans le cadre d'une transition vers

Par Jean-Marc Okito3 min de lectureEnglish

Kampala, 3 juin 2026 - La Banque d'Ouganda (BoU) a annoncé de nouvelles limites sur les retraits d'espèces de gré à gré, à compter du 1er janvier 2027, dans le cadre d'une stratégie plus large visant à accélérer les paiements numériques, à réduire la dépendance à l'égard des espèces et à moderniser le système financier du pays.

En vertu de la nouvelle réglementation, les titulaires de comptes individuels seront limités à des retraits d'espèces allant jusqu'à 50 millions de shillings par jour et 500 millions de shillings par semaine. Les personnes morales et les entreprises seront confrontées à des seuils plus élevés, plafonnés à 250 millions de shillings par jour et à 2,5 milliards de shillings par semaine.

La banque centrale a déclaré que cette politique marque un changement important dans le paysage des paiements ougandais, visant à accroître la transparence des transactions financières et à encourager une adoption plus large des services financiers numériques.

Selon la BoU, les restrictions de retrait s'appliqueront à tous les comptes détenus auprès d'institutions financières supervisées. Toutefois, les transactions effectuées via les canaux de paiement électronique, y compris les transferts à règlement brut en temps réel (RTGS) et les transferts électroniques de fonds (EFT), ne seront pas affectées.

Les autorités affirment que cette décision a été motivée par l'évolution du comportement des consommateurs et la croissance rapide des transactions électroniques à travers le pays, les systèmes de paiement numériques étant de plus en plus privilégiés pour leur efficacité et leur commodité.

La banque centrale a noté que les virements électroniques sont devenus l’une des méthodes de paiement les plus utilisées en Ouganda, reflétant la confiance croissante du public dans les services financiers numériques parmi les particuliers, les entreprises et les institutions gouvernementales.

La BoU a reconnu que certains secteurs de l'économie continuent de dépendre fortement des transactions en espèces et a déclaré que des garanties seraient introduites pour éviter de perturber les activités commerciales légitimes.

En vertu de ces lignes directrices, les institutions financières supervisées seront tenues d’établir des profils de clients basés sur les risques pouvant permettre des limites de retrait différenciées en fonction de l’historique des transactions et des activités commerciales du client.

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