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Illustration - L'arrestation de journalistes nigériens suscite des réactions à l'intérieur et à l'extérieur du pays

Justice - 5 novembre 2025

L'arrestation de journalistes nigériens suscite des réactions à l'intérieur et à l'extérieur du pays

Par Amina Kabasele2 min de lecture

Niamey, le 5 novembre 2025 - Le lundi 3 novembre 2025, la Cour d'appel de Niamey a ordonné la détention d'Ibro Chaibou (Radio Télévision Saraounia, RTS), Youssouf Sériba (Les Échos du Niger) et Oumarou Kané (Le Hérisson). Les trois ont été transférés à la prison de Kollo sous un mandat de dépôt après leur arrestation deux jours plus tôt. Ils faisaient partie des sept personnes, dont Moussa Kaka, Directeur général de RTS, arrêtées le 1er novembre. Alors que M. Kaka et trois autres ont été libérés après interrogatoire, les trois journalistes restants font face à des accusations apparemment liées à "la complicité dans la diffusion d'un document susceptible de troubler l'ordre public".

Ces arrestations ont provoqué de vives condamnations de la part des défenseurs des droits de l'homme et des organisations médiatiques, qui les considèrent comme faisant partie d'un schéma croissant de restrictions à la presse.

Le vendredi 7 novembre 2025, le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, Volker Türk, a publié une déclaration depuis Genève, exhortant les autorités nigériennes à "libérer tous les journalistes détenus et à mettre fin à toutes les procédures qui dépassent les limites strictes fixées par le droit international des droits de l'homme". La déclaration de l'ONU a noté que 13 journalistes ont été arrêtés au Niger jusqu'à présent en 2025, sous des accusations incluant la diffamation, la mise en danger de la sécurité de l'État et la conspiration, souvent basées sur la loi révisée sur la cybercriminalité adoptée en juin 2024.

Les observateurs avertissent que l'utilisation croissante d'instruments juridiques pour poursuivre les travailleurs des médias menace d'éroder la confiance du public et d'étouffer le débat à un moment où une communication transparente est cruciale pour le paysage politique et sécuritaire du Niger.

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