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Illustration - Après la rencontre avec Denis Sassou Nguesso

Sécurité - 8 février 2026

Après la rencontre avec Denis Sassou Nguesso

Par Jean-Marc Okito3 min de lecture

Oyo, le 25 janvier 2026 - Le président Félix Antoine Tshisekedi de la République Démocratique du Congo (RDC) a rencontré samedi 24 janvier son homologue congolais, Denis Sassou Nguesso, dans la ville d'Oyo, où les deux dirigeants ont discuté du renforcement de la coopération bilatérale et des bonnes relations de voisinage entre leurs pays.

Les discussions ont été largement axées sur la détérioration de la situation sécuritaire dans la région des Grands Lacs, en particulier le conflit en cours dans l'est de la RDC, et les efforts pour parvenir à une paix durable. Le président Tshisekedi a déclaré que malgré l'existence des processus de paix de Washington et de Doha, certaines parties continuent de ne pas honorer leurs engagements.

"C'est un homme d'État âgé de la région, un chef d'État très influent," a déclaré Tshisekedi à la presse après la réunion. "Il était tout à fait naturel de l'informer de ce qui se passe en République Démocratique du Congo. À l'Est, il y a une guerre - une guerre injuste et barbare qui nous est imposée. Il y a des processus de paix qui ont été initiés, auxquels les protagonistes se sont engagés, mais qui ne sont pas respectés par certains."

Cette rencontre intervient dans un contexte de tensions persistantes entre Kinshasa et Kigali, malgré l'implication du président américain Donald Trump et ce que les autorités décrivent comme un nouvel élan dans le processus de Washington, marqué par la ratification d'accords par les présidents Félix Tshisekedi et Paul Kagame. Cependant, la situation sur le terrain reste fragile, les deux parties s'accusant mutuellement de non-respect.

Un blocage similaire affecte les pourparlers de Doha, tenus sous l'égide de l'Émir du Qatar, entre Kinshasa et la rébellion AFC/M23, que le gouvernement congolais accuse d'être soutenue par le Rwanda. Ces négociations, destinées à traiter les causes profondes du conflit - y compris la restauration de l'autorité de l'État et la réintégration des groupes armés - n'ont pas encore produit de résultats tangibles. Plusieurs mesures convenues, y compris celles énoncées dans le communiqué conjoint, le mécanisme de cessez-le-feu, la déclaration de principes et l'accord-cadre, restent non mises en œuvre.

Cette inertie diplomatique coïncide avec la poursuite des affrontements violents entre l'AFC/M23 et les forces gouvernementales. Pendant ce temps, les appels des acteurs socio-politiques à convoquer un dialogue national n'ont pas encore été entendus.

Après avoir annoncé son retrait des efforts de médiation en mars 2025, l'Angola a commencé un retour progressif et discret dans le processus de paix, relançant les consultations et augmentant les contacts avec les parties prenantes clés. Parallèlement, le Togo a accueilli une réunion de haut niveau le samedi 17 janvier 2026, visant à renforcer la cohérence et la consolidation des initiatives de paix en RDC et dans la région plus large des Grands Lacs.

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