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Sécurité - 20 avril 2026

L'AFDC-A retire son soutien à la motion de censure contre le ministre de l'Intérieur

Par Amina Kabasele3 min de lectureEnglish

Kinshasa, le 14 avril 2026 - Une motion de censure visant le Vice-Premier ministre chargé de l'Intérieur et de la Sécurité, Jacquemain Shabani, a perdu de son ampleur après que la formation politique AFDC-A a annoncé le retrait du soutien de ses élus signataires de l'initiative. L'annonce a été faite par le sénateur Modeste Bahati Lukwebo, leader de l'AFDC-A, qui a éloigné son programme politique de ce qu'il a décrit comme une démarche « isolée » de deux de ses membres de l'Assemblée nationale. Selon le communiqué, les députés ont agi sans consultation préalable et en violation des règles internes du parti. Les deux députés, Cizungu Ntaboba Landry et Placide Wemba Mukagwa, avaient signé la motion aux côtés d'autres législateurs, déclenchant la procédure parlementaire qui aurait pu conduire à la démission ou à la destitution du ministre de l'Intérieur si un nombre suffisant de signatures avait été obtenu et si un vote en plénière avait eu lieu. Bahati Lukwebo a appelé les législateurs à retirer leurs signatures, réaffirmant que l'AFDC-A, qui fait partie de la coalition au pouvoir de l'Union sacrée soutenant le président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, n'avait pas soutenu l'initiative. L'un des députés impliqués, Cizungu Ntaboba, a par la suite indiqué son retrait du processus parlementaire lié à la motion. Il avait auparavant accusé le ministère de l'Intérieur de graves défaillances en matière de gouvernance, notamment d'ingérence dans l'administration provinciale, d'obstruction au contrôle parlementaire, de violations de l'équilibre institutionnel et d'abus d'autorité. La motion elle-même faisait état de préoccupations plus larges concernant la sécurité nationale et d’une responsabilité présumée dans l’insécurité persistante dans certaines parties du pays. Avec le retrait de l’AFDC-A, l’initiative semble avoir été considérablement affaiblie, ce qui soulève des incertitudes quant à savoir si elle rassemblera suffisamment de soutien parlementaire pour procéder à un vote à l’Assemblée nationale.

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