Illustration — La Gombe Kinshasa RDC

Économie - 4 avril 2026

La BAD promet 80 millions de dollars pour soutenir le recensement national longtemps

Par Jean-Marc Okito3 min de lectureEnglish

Kinshasa, 25 mars 2026 - La Banque africaine de développement (BAD) a engagé 80 millions de dollars pour soutenir le deuxième Recensement général de la population et de l'habitat (RGPH-2) de la République démocratique du Congo, un exercice statistique majeur visant à mettre à jour les données démographiques nationales près de quatre décennies après le dernier recensement.

L'annonce a été faite lors d'une table ronde des donateurs axée sur la mobilisation de financements pour l'opération à l'échelle nationale, dont le coût total, selon les estimations du gouvernement, est d'environ 192 millions de dollars.

Selon les responsables de la BAD, le financement promis sera divisé en deux composantes : 50 millions de dollars consacrés aux opérations sur le terrain et 30 millions de dollars pour renforcer les institutions statistiques nationales, notamment l'Institut national de la statistique (INS) et d'autres agences impliquées dans la planification, la budgétisation et le suivi.

La BAD a qualifié cette initiative d’étape « historique » pour le pays, soulignant son expérience dans le soutien d’opérations statistiques à grande échelle à travers l’Afrique. L'institution a également indiqué qu'un financement supplémentaire pourrait être envisagé en attendant l'approbation interne.

Le gouvernement congolais cherche à établir un mécanisme de « fonds commun » pour mettre en commun les contributions de plusieurs partenaires de développement afin d'assurer un financement coordonné et transparent du processus de recensement.

Les autorités affirment que le recensement est essentiel pour améliorer la planification du développement, réduire les inégalités et soutenir les progrès vers les objectifs de développement durable (ODD), qui approchent de l'échéance de 2030.

Le dernier recensement complet de la population en RDC remonte à 1984, laissant d'importantes lacunes dans les données démographiques et socio-économiques utilisées pour l'élaboration des politiques nationales.

Les responsables affirment que l’absence de données démographiques fiables a entravé une gouvernance efficace et une allocation des ressources, faisant du prochain recensement une priorité nationale clé et un engagement politique de longue date.

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