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Illustration - Retrait de l'AFC/M23 signalé dans plusieurs localités du territoire de Walikale au Nord-Kivu

Sécurité - 4 avril 2026

Retrait de l'AFC/M23 signalé dans plusieurs localités du territoire de Walikale au Nord-Kivu

Par Sarah Ndaya3 min de lecture

Walikale, le 4 avril 2026 - WALIKALE, Nord Kivu 27 mars 2026 - Des mouvements attribués aux éléments de l'AFC/M23 ont été observés le 26 mars dans plusieurs localités de l'Est de la République Démocratique du Congo, notamment Minjenje et Mpety dans le groupe Kisimba, ainsi que Kanune dans le groupe Ikobo, selon des sources administratives et sécuritaires locales.

Des témoins ont rapporté le départ de combattants armés de Minjenje et Mpety, avec du personnel et du matériel vus se déplacer dans la région de Banakindi. À Kalembe, un point de transit clé, les habitants ont observé des convois de combattants se déplaçant à la fois en véhicule et à pied, confirmant ainsi un retrait coordonné.

Des sources sécuritaires ont également indiqué que des mouvements similaires ont eu lieu à Kanune, où des éléments armés auraient quitté la zone en début d'après-midi, en direction de Miriki, dans le territoire voisin de Lubero. Une présence résiduelle était cependant toujours signalée dans certaines parties des zones touchées.

Aucune communication officielle n'a été publiée par la direction de l'AFC/M23 concernant les retraits signalés. Ces mouvements surviennent quelques jours après une réunion des officiers du groupe à Minjenje, le long de l’axe Kalembe-Mpety, selon des témoignages locaux.

Sur le terrain, les interprétations restent partagées. Certains observateurs décrivent ces mouvements comme un repositionnement tactique, tandis que d’autres parmi la population civile soupçonnent une manœuvre visant à éviter les pressions sécuritaires ou à remodeler les lignes de front.

Ces développements se produisent dans un contexte sécuritaire fragile à Walikale, où les récents affrontements entre des éléments de l’AFC/M23 et des combattants de Wazalendo ont déclenché des déplacements de population vers des zones plus sûres, notamment Miriki. De nombreux habitants restent prudents, attendant des signes plus clairs de stabilité et la possibilité d'un retour en toute sécurité des communautés déplacées.

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