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Illustration - L'AFC/M23 lance une contre-offensive à Kasenyi pour stopper l'avancée du gouvernement vers Rubaya

Sécurité - 8 mars 2026

L'AFC/M23 lance une contre-offensive à Kasenyi pour stopper l'avancée du gouvernement vers Rubaya

Par Amina Kabasele3 min de lecture

Masisi, le 8 mars 2026 - MASISI, Nord Kivu 25 février 2026 - Les combats se sont intensifiés, mercredi 25 février, dans le village de Kasenyi, situé dans le groupement Kibabi du territoire de Masisi, alors que les rebelles AFC/M23 ont lancé une contre-offensive contre les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et leurs alliés de Wazalendo. Les forces gouvernementales s'étaient emparées de Kasenyi dimanche dernier après plusieurs heures d'affrontements.

Des sources locales rapportent que les rebelles se sont redéployés à Kasenyi avec des renforts en hommes et en munitions, dans le but de reprendre le village et de stopper l'avancée des forces pro-gouvernementales vers la ville minière de Rubaya, un bastion stratégique des rebelles dans la région. Kasenyi est un point de passage clé sur la route menant à Rubaya, ce qui rend son contrôle crucial pour les deux parties.

Depuis midi, des tirs d'armes lourdes et légères ont été signalés dans et autour de Kasenyi, provoquant un regain de panique parmi les civils. Plusieurs familles ont fui leurs maisons, abandonnant leurs biens et cherchant des zones plus sûres, tandis que la situation humanitaire dans le territoire de Masisi, déjà précaire, est encore plus tendue.

Dans la ville voisine de Rubaya, les tensions restent vives suite aux frappes aériennes des FARDC qui ont détruit une position rebelle à Kishusha, exacerbant encore l'insécurité. De nombreux habitants auraient fui Rubaya par crainte de représailles ou d'une intensification des combats dans les prochains jours.

Les affrontements en cours à Kasenyi reflètent l'instabilité du paysage sécuritaire dans le territoire de Masisi, où les combats sur plusieurs fronts entre les rebelles de l'AFC/M23, les forces gouvernementales et les milices alliées continuent de déplacer les civils et de perturber les opérations humanitaires.

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