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Illustration - L’AFC/M23 dénonce « l’offensive générale » de Kinshasa dans un contexte d’escalade des combats

Sécurité - 8 mars 2026

L’AFC/M23 dénonce « l’offensive générale » de Kinshasa dans un contexte d’escalade des combats

Par Amina Kabasele3 min de lecture

Masisi, le 8 mars 2026 - MASISI, Nord Kivu 25 février 2026 - Le mouvement rebelle AFC/M23 a accusé le gouvernement de Kinshasa d'avoir lancé une « offensive générale » sur plusieurs lignes de front suite à la mort de son porte-parole militaire, Willy Ngoma, lors d'une frappe de drone près de Rubaya, mardi 24 février.

Bertrand Bisimwa, président du M23 et coordinateur adjoint de l'AFC/M23, a déclaré mercredi que l'opération représente une campagne militaire coordonnée, violant le cessez-le-feu et reflétant un choix délibéré de donner la priorité à l'action militaire plutôt qu'au dialogue. Il a critiqué l’absence de toute initiative visible pour stopper l’offensive du gouvernement, la contrastant avec les réactions internationales rapides observées lorsque les rebelles se défendent.

Lawrence Kanyuka, porte-parole de l'AFC/M23, a fait état de plusieurs attaques mercredi : à 9h00 à Rutigita (Minembwe), à ​​10h30 à Kitazungura (territoire de Kalehe), et à 12h00 à Kitazungura (territoire de Kalehe). à Rugezi et ses environs (Minembwe). Les attaques auraient impliqué des drones armés et de l'artillerie lourde, entraînant des victimes et des déplacements de population.

La mort de Ngoma survient après celle de Magloire Paluku, dans un contexte d’intensification des hostilités dans l’est de la RDC. Cette escalade fait suite aux contestations du cessez-le-feu proposé par l'Angola, aux frappes aériennes des FARDC et aux offensives terrestres des forces de Wazalendo, alliées du gouvernement, ciblant les positions de l'AFC/M23, un groupe qui serait soutenu par le Rwanda selon les Nations Unies. Ngoma avait été sanctionné par les États-Unis en 2023 pour le rôle du groupe dans des meurtres et des violences sexuelles contre des civils.

Sur le terrain, les combats ont repris avec intensité à Kibanda, à environ deux kilomètres de Kasopo, dans le groupe Nyamaboko 1 (secteur Osso Banyungu). Les troupes des FARDC et les combattants Wazalendo de Buhimba ont lancé une offensive contre les positions rebelles, avec des tirs d'armes lourdes et légères signalés dans et autour de Kibanda. Des explosions ont également été entendues dans les villages voisins, notamment Kashebere dans le territoire de Walikale. Les habitants ont décrit la situation comme instable, craignant une nouvelle escalade. Depuis le début de la semaine, les affrontements se sont étendus aux secteurs d'Osso Banyungu, de Katoy et de la chefferie Bahunde, traduisant une offensive sur plusieurs fronts dans un territoire stratégique à proximité des zones minières et des routes d'approvisionnement.

De nouveaux combats ont également éclaté dans les villages de Lumbishi et Kashovu, où les milices Wazalendo ont lancé une contre-offensive tôt mercredi pour reprendre les localités. Les affrontements ont provoqué de nouveaux déplacements de population, les familles fuyant les zones touchées par les combats.

Le conflit en cours a également perturbé les communications dans le territoire de Masisi, y compris dans la ville minière de Rubaya, privée de services de téléphone, d'internet et d'argent mobile depuis mardi 24 février. La panne a directement affecté l'activité économique et les échanges financiers, obligeant certains habitants à parcourir jusqu'à dix kilomètres ou à gravir des collines pour retrouver un signal. Cette interruption fait suite à des attaques de drones menées par les FARDC, notamment celle qui a tué Willy Ngoma, soulignant l’impact humanitaire et opérationnel plus large de l’escalade militaire.

Ces évolutions soulignent la fragilité de la sécurité à Masisi et dans les environs, les habitants subissant le poids de l'offensive sur plusieurs fronts en cours et des déplacements de population tandis que les affrontements armés continuent de s'intensifier.

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