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Illustration - L'AFC/M23 dénonce la « fragmentation diplomatique » de Kinshasa malgré le cessez-le-feu angolais

Sécurité - 23 février 2026

L'AFC/M23 dénonce la « fragmentation diplomatique » de Kinshasa malgré le cessez-le-feu angolais

Par Amina Kabasele3 min de lecture

Kinshasa, le 14 février 2026 - Suite à de nouveaux appels au cessez-le-feu, la rébellion AFC/M23 a réaffirmé son engagement à mettre en œuvre le mécanisme convenu dans le processus de paix de Doha. Dans une déclaration publiée le vendredi 13 février, le coordinateur politique Corneille Nangaa a souligné que cette position reflète un sens de responsabilité politique et un désir d'un règlement négocié, durable et inclusif du conflit.

« Cependant, l'AFC/M23 dénonce la stratégie de fragmentation diplomatique employée par le régime illégitime et corrompu de Kinshasa, caractérisée par la prolifération de cadres et d'initiatives parallèles en dehors d'un processus centralisé et consensuel. Une telle approche compromet les efforts de médiation, affaiblit la crédibilité et risque de retarder un règlement politique sérieux », a déclaré Nangaa.

Il a également accusé le gouvernement de Kinshasa de poursuivre des actes belliqueux, y compris des offensives contre des zones peuplées, l'utilisation de mercenaires et des bombardements indiscriminés, malgré son soutien public au cessez-le-feu. Nangaa a décrit l'acceptation par le gouvernement du principe de cessez-le-feu comme une manœuvre de relations publiques, visant à tromper l'opinion nationale et internationale tout en poursuivant une stratégie militariste.

Cette déclaration fait suite à une proposition de cessez-le-feu angolais, annoncée après une réunion à Luanda avec le président angolais João Lourenço, le président congolais Félix Tshisekedi, le président togolais Faure Gnassingbé (médiateur de l'UA) et l'ancien président nigérian Olusegun Obasanjo, représentant les facilitateurs désignés par l'UA pour le processus de paix en RDC.

L'élan diplomatique a été précédé d'une réunion de haut niveau à Lomé, au Togo, le 17 janvier 2026, visant à consolider le processus de paix en RDC et dans la région des Grands Lacs. Initiée par Faure Essozimna Gnassingbé, médiateur principal de l'UA pour l'est de la RDC, la réunion a renforcé la coordination avec les États-Unis et le Qatar pour encourager les parties à honorer leurs engagements.

Suite à Lomé, l'Union africaine a esquissé sa structure de médiation, sous l'autorité de Gnassingbé, soutenue par cinq co-facilitateurs ayant des responsabilités spécifiques et un secrétariat commun comprenant l'UA et des organisations régionales, chargé de diriger le processus de paix dans l'est de la RDC.

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