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Illustration - L'AFC/M23 confirme le décès du porte-parole militaire Willy Ngoma

Sécurité - 8 mars 2026

L'AFC/M23 confirme le décès du porte-parole militaire Willy Ngoma

Par Amina Kabasele3 min de lecture

NORD KIVU, le 28 février 2026 - Le mouvement rebelle AFC/M23 a officiellement annoncé, samedi 28 février, la mort de son porte-parole militaire, le colonel Willy Ngoma, tué le 24 février lors d'une frappe de drone attribuée aux Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC).

Dans son communiqué, le mouvement accuse le gouvernement de Kinshasa de violer délibérément le cessez-le-feu et de lancer une offensive à grande échelle dans l'est de la RDC. Les rebelles ont déclaré que cette frappe, ainsi que d'autres opérations militaires récentes, ont fait des soldats et des civils des cibles prioritaires, même au-delà des lignes de front actives.

"Ces crimes ne resteront pas inaperçus ni impunis. Notre devoir est de garantir la protection de notre peuple et de nos soldats sur tout le territoire libéré", a déclaré l'AFC/M23.

Cette annonce intervient dans un contexte d'escalade des combats dans le Nord et le Sud-Kivu, suite aux frappes aériennes répétées des FARDC et aux offensives terrestres de la milice Wazalendo, alliées des forces gouvernementales. Le mouvement a cité plusieurs localités touchées par le conflit, notamment Kawele, Mweso, Rutigita, Kitazungura, Rugezi, Rubaya, Walikale, Masisi, Kalehe, Gasovu, Minembwe, Kinyumba et Nyabyondo.

Il s’agit de la deuxième perte significative pour le groupe après la mort de Magloire Paluku, survenant dans un contexte de lenteur des progrès des initiatives internationales de paix dans le cadre des processus de Washington et de Doha, soutenus par l’Union africaine, mais avec un impact limité sur le terrain. Malgré l'intensification de la pression militaire, l'AFC/M23 maintient son contrôle sur de vastes zones du Nord et du Sud-Kivu.

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