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Illustration - L'AFC/M23 Annonce des Plans pour Établir une Société de Télécommunications dans les Zones Sous Son Contrôle

Sécurité - 22 février 2026

L'AFC/M23 Annonce des Plans pour Établir une Société de Télécommunications dans les Zones Sous Son Contrôle

Par Amina Kabasele3 min de lecture

Masisi, le 16 février 2026 - La coalition AFC/M23, qui lutte contre la République Démocratique du Congo, a annoncé des plans pour établir une société de télécommunications dans les territoires sous son contrôle, visant à rétablir les services de communication pour les populations locales.

L'annonce a été faite le 16 février 2026 par Bahati Musanga Erasto, le gouverneur du Nord-Kivu nommé par l'AFC/M23, lors d'une visite aux habitants du centre-ville de Kitshanga, situé dans le territoire de Masisi.

Accusations Contre Kinshasa

S'adressant aux habitants, le gouverneur Bahati a accusé le gouvernement de Kinshasa d'avoir délibérément coupé les services de télécommunications dans les zones contrôlées par la coalition, alléguant que cette décision visait à nuire aux civils vivant dans ces régions.

"C'est le gouvernement de Kinshasa qui a interrompu la transmission. Nous travaillons pour que cela ne se reproduise plus. Nous mettons en place un système de transmission alternatif ; personne ne pourra l'interrompre car il nous appartient. Il atteindra Goma, Kitshanga, et partout ailleurs. Personne ne touchera à ces antennes pour perturber la transmission," a-t-il déclaré.

Selon Bahati, seules les villes de Goma et Bukavu disposent actuellement de services téléphoniques fonctionnels, tandis que d'autres localités restent coupées, privant les habitants d'accès aux technologies de communication modernes.

Incertitude Entourant le Projet

Les détails concernant la mise en œuvre du projet restent flous. On ne sait pas si l'AFC/M23 envisage de lancer une nouvelle société de télécommunications ou de s'associer à un opérateur existant déjà actif dans d'autres pays.

L'annonce intervient dans un contexte de tensions persistantes dans l'est de la RDC, où le contrôle du territoire, des services publics et des infrastructures stratégiques demeure un enjeu central dans le conflit plus large.

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