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Illustration - L'AFC/M23 Accuse le Gouvernement de la RDC de Génocide au Milieu de la Violence Persistante

Sécurité - 11 janvier 2026

L'AFC/M23 Accuse le Gouvernement de la RDC de Génocide au Milieu de la Violence Persistante

Par Jean-Marc Okito3 min de lecture

Kigali, le 2 janvier 2026 - Est de la RDC

L'Alliance AFC/M23 a accusé le gouvernement de la République Démocratique du Congo (RDC) d'avoir commis des actes de génocide, condamnant ce qu'elle décrit comme des attaques systématiques contre des civils dans les régions orientales du pays. La déclaration, publiée le 2 janvier 2026, cite des violations des droits de l'homme à grande échelle, ciblant les femmes, et des pillages par les forces gouvernementales congolaises dans des zones telles qu'Uvira, Makobola, Kamanyola, Luvungi et Sange.

Selon le groupe, Kamanyola a vu à elle seule huit personnes tuées et 55 autres blessées, tandis que des civils à Uvira ont été confrontés à une répression violente lors d'une manifestation pacifique le 22 décembre 2025, où des armes lourdes auraient été utilisées contre les manifestants.

La déclaration a critiqué le gouvernement de la RDC sous la présidence de Félix Tshisekedi, l'accusant de privilégier les dépenses militaires, telles que les drones, au détriment de la protection des civils dans les provinces orientales. L'AFC/M23 a également condamné :

Des violations délibérées de l'accord de cessez-le-feu

Des crimes de haine et des tortures motivées ethniquement

Des attaques systématiques sur des zones peuplées et des positions de l'AFC/M23 par terre, mer et air

Des discours de haine propagés par l'ancien porte-parole militaire des FARDC, le général major Sylvain Ekenge, dans une interview diffusée sur RTNC le 27 décembre 2025

Le groupe a souligné que ces actions contreviennent aux principes internationaux contre le génocide, y compris ceux adoptés en 1948, et constituent une campagne de persécution, d'exclusion et d'oppression contre les communautés tutsies en RDC.

L'AFC/M23 a réitéré son engagement à défendre les personnes touchées, à protéger leur sécurité, leur dignité et leurs droits fondamentaux, déclarant :

"Nous sommes du côté de ceux qui continuent d'être opprimés et nous continuerons à faire des efforts pour les protéger contre ce régime meurtrier."

L'alliance a appelé la communauté internationale à reconnaître ces violations et à prendre conscience de la crise humanitaire en cours dans l'est de la RDC.

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