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Illustration - Le Collège des Chefs d'État de l'AES adopte une motion de soutien face au terrorisme et à la souveraineté

Sécurité - 4 janvier 2026

Le Collège des Chefs d'État de l'AES adopte une motion de soutien face au terrorisme et à la souveraineté

Par Jean-Marc Okito3 min de lecture

Bamako, le 23 décembre 2025 - Le Collège des Chefs d'État de la Confédération des États du Sahel (AES) a adopté une motion de soutien réaffirmant son unité et sa détermination face aux menaces sécuritaires persistantes et à ce qu'il décrit comme des tentatives externes de saper la souveraineté du bloc sahélien.

Réunis à Bamako en marge de la deuxième session du Collège des Chefs d'État, les dirigeants du Mali, du Burkina Faso et du Niger ont exprimé leur profonde préoccupation face à la poursuite d'actes terroristes multiformes visant la Confédération depuis sa création. Selon la motion, ces attaques visent à affaiblir un projet politique souverain fondé sur la solidarité, la sécurité collective et le développement endogène des peuples du Sahel.

Condamnation du terrorisme et du soutien externe

Dans une déclaration ferme, le Collège des Chefs d'État a dénoncé ce qu'il décrit comme une escalade dangereuse marquée par l'implication ouverte et le soutien d'États étrangers accusés de parrainer des efforts de déstabilisation. Les dirigeants ont déclaré que de telles actions avaient franchi un "seuil inacceptable d'indignité", menaçant non seulement les États membres individuels mais la Confédération dans son ensemble.

La direction de l'AES a condamné dans les termes les plus forts tous les actes de subversion dirigés contre la République du Mali, soulignant que ces attaques constituent une agression contre la sécurité collective et la cohésion politique de l'ensemble de la Confédération des États du Sahel.

Soutien au Niger dans le différend sur l'uranium

La motion a également abordé les défis économiques et juridiques auxquels sont confrontés les États membres, en particulier le Niger, qui, selon le Collège, est soumis à un harcèlement judiciaire de la part de la société française ORANO. Selon la déclaration, cette action en justice est liée à la gestion souveraine par le Niger de ses ressources en uranium.

Les Chefs d'État de l'AES ont décrit ce différend comme une tentative d'instrumentaliser les mécanismes judiciaires afin de maintenir le contrôle sur des ressources minérales stratégiques. Ils ont caractérisé de telles pratiques comme des formes dépassées de domination économique, incompatibles avec les principes de souveraineté et d'autodétermination défendus par la Confédération.

Réaffirmation de la souveraineté et de la détermination collective

En réponse à ces pressions sécuritaires, politiques et économiques, le Collège des Chefs d'État a réaffirmé son soutien total et indéfectible aux peuples du Sahel. Les dirigeants ont salué leur résilience, leur dignité et leur courage face au terrorisme, à la pression extérieure et aux défis économiques.

La motion a réitéré la ferme détermination de la Confédération à vaincre le terrorisme, à renforcer les mécanismes de défense collective et à exercer pleinement un contrôle souverain sur les ressources naturelles, en veillant à ce qu'elles soient gérées exclusivement dans l'intérêt des populations sahéliennes.

Appel à l'unité et à la solidarité internationale

En conclusion de la motion, le Collège des Chefs d'État a exprimé sa gratitude aux peuples et aux nations du monde entier qui ont montré leur solidarité avec le Sahel. Les dirigeants ont également félicité les citoyens des États membres de l'AES pour leur fermeté face à l'adversité.

Enfin, la motion a appelé les populations sahéliennes à renforcer leur engagement, leur mobilisation et leur cohésion, soulignant que l'unité reste essentielle pour faire face à toute menace à la souveraineté, à la stabilité et à l'avenir de la Confédération des États du Sahel.

L'adoption de cette motion souligne l'intention de l'AES de présenter un front politique uni, combinant sécurité, souveraineté économique et résilience populaire comme piliers de sa vision à long terme pour le Sahel.

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