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Illustration - Une année d'injustice : Moussa Tchangari, symbole d'une société civile réduite au silence

Justice - 4 décembre 2025

Une année d'injustice : Moussa Tchangari, symbole d'une société civile réduite au silence

Par Jean-Marc Okito2 min de lecture

Niamey, le 3 décembre 2025 - Il y a un an aujourd'hui, Moussa Tchangari a été arrêté à Niamey par des hommes armés sans mandat.

Depuis lors, le Secrétaire général d'Alternative Espaces Citoyens, figure respectée et inébranlable de la société civile nigérienne, reste emprisonné à la prison de Filingué. Accusé d'"apologie du terrorisme" et de "soulèvement contre la défense nationale", il n'a été interrogé que deux fois en dix mois, tandis que des organisations internationales telles qu'Amnesty International, la FIDH et plusieurs experts de l'ONU dénoncent sa détention arbitraire et politiquement motivée.

Moussa Tchangari n'est pas un inconnu. Depuis des décennies, il défend les droits de l'homme, la justice sociale et la dignité des Nigériens sous tous les régimes, sans jamais céder à la peur ou à la pression. Sa carrière témoigne d'une remarquable constance : dénoncer les abus, protéger les plus vulnérables et rappeler aux autorités leurs obligations envers le peuple. Aujourd'hui, cet engagement lui vaut l'emprisonnement, alors qu'il n'a fait qu'exercer son rôle de citoyen vigilant.

Sous la transition dirigée par le général Abdourahamane Tiani, les voix critiques semblent être devenues les principales cibles. Le gouvernement attaque sans relâche les hommes et les femmes reconnus pour leur intégrité et leur engagement civique, tandis que ceux qui plongent le pays dans l'insécurité ou l'anarchie bénéficient d'une étonnante clémence. Ce renversement des priorités crée un climat troublant d'arbitraire, où la loyauté envers la nation est paradoxalement récompensée par la prison.

L'emprisonnement prolongé de Moussa Tchangari illustre les excès d'un régime qui confond dissidence et menaces, critique et trahison. En ciblant les défenseurs des droits de l'homme plutôt que les véritables criminels, les autorités sapent non seulement l'état de droit mais aussi la confiance du peuple nigérien. La libération immédiate et inconditionnelle de Moussa Tchangari reste, plus que jamais, une exigence de justice et un impératif démocratique.

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