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Illustration - Le 25e Sommet s’ouvre à Arusha sans Tshisekedi de la RDC ni Kagame du Rwanda

Afrique - 8 mars 2026

Le 25e Sommet s’ouvre à Arusha sans Tshisekedi de la RDC ni Kagame du Rwanda

Par Amina Kabasele3 min de lecture

Kinshasa, le 8 mars 2026 - ARUSHA, Tanzanie 7 mars 2026 - Le 25ème Sommet ordinaire de la Communauté de l'Afrique de l'Est (EAC) s'est ouvert aujourd'hui à Arusha sous le thème « Approfondir l'intégration pour améliorer les conditions de vie des citoyens de l'EAC », malgré des absences notables, notamment celles du président de la RDC Félix Tshisekedi et du président rwandais Paul Kagame.

Avant le sommet, le Conseil des ministres de la CAE s'est réuni du 2 au 5 mars pour examiner les progrès réalisés sur les décisions précédentes, préparer les points clés de l'ordre du jour et formuler des recommandations aux chefs d'État. L’ordre du jour du sommet comprend l’examen du rapport du Conseil couvrant la période du 30 novembre 2024 au 31 décembre 2025, la mise en œuvre de la directive du 24e sommet sur le financement durable du budget de la CAE, l’évaluation du statut d’intégration des États partenaires admis entre 2016 et 2024, la nomination d’un nouveau secrétaire général, des juges à la Cour de justice de l’Afrique de l’Est, le renouvellement des mandats des secrétaires généraux adjoints, la nomination des commissaires à l’Autorité de concurrence de la CAE et approuver les projets de lois de l’Assemblée législative de l’Afrique de l’Est.

Plusieurs chefs d'État étaient présents, dont Yoweri Museveni (Ouganda), Évariste Ndayishimiye (Burundi et actuel président de l'Union africaine) et William Ruto (Kenya et actuel président de la CAE). Le président sud-soudanais Salva Kiir était représenté par son ministre des Affaires étrangères, Semaya Kumba, tandis que le somalien Hassan Sheikh Mohamud devait arriver plus tard.

Tshisekedi et Kagame ont tous deux délégué des représentants, respectivement le ministre de l’Intégration régionale de la RDC, Floribert Anzuluni Isiloketshi, et le Premier ministre du Rwanda, Justin Nsengiyumva. L’absence de Tshisekedi était due au fait qu’il assistait aux funérailles du révérend Jesse Jackson aux États-Unis. L’absence des deux dirigeants met en évidence les tensions persistantes entre Kinshasa et Kigali concernant les accusations de soutien à des groupes armés, notamment le soutien présumé du Rwanda à la rébellion AFC/M23 et les critiques de la RDC à l’encontre de Kigali pour son soutien à ces rebelles.

Le sommet coïncide avec une escalade des problèmes de sécurité dans l'est de la RDC, où les forces gouvernementales continuent d'affronter l'AFC/M23 soutenu par le Rwanda. Les frictions diplomatiques entre la RDC et le Rwanda persistent malgré les efforts déployés dans le cadre des cadres de Washington et de Doha. Les observateurs notent un sentiment de malaise plus large entre Kinshasa et l’EAC, alimenté par le sentiment que la RDC est éloignée du processus décisionnel régional et que le bloc n’est pas pleinement engagé dans la résolution de la crise sécuritaire dans l’est de la RDC.

Le 25e Sommet s’ouvre donc dans un contexte régional complexe, où l’intégration, la sécurité et la réconciliation diplomatique sont des tests clés pour l’EAC et ses États membres.

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