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15 Détentionnaires Transférés à l'AFC/M23 dans le Cadre de l'Accord de Doha

Justice - 7 août 2026

15 Détentionnaires Transférés à l'AFC/M23 dans le Cadre de l'Accord de Doha

Par Amina Kabasele2 min de lecture

Goma, le 7 août 2026 - Quinze personnes détenues par les autorités de la République Démocratique du Congo ont été transférées à la coalition AFC/M23 lors d'une opération facilitée par le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) dans le cadre de l'accord de Doha.

Les détenus avaient été maintenus en détention à Beni, au Nord-Kivu, pendant plus d'un mois. Dans la soirée du 6 août, ils ont été évacués et transportés à travers l'Ouganda, suivant les arrangements convenus par les parties. Ils ont ensuite pénétré dans le Territoire de Rutshuru, une zone contrôlée par l'AFC/M23, où ils ont été remis officiellement le matin du 7 août.

L'opération a été réalisée en coordination avec les autorités sanitaires et a inclus des mesures visant à prévenir la propagation d'Ebola, dans un contexte de menace d'épidémie touchant certaines parties du Nord-Kivu sous contrôle gouvernemental.

Le CICR a déclaré que le transfert pourrait apporter un soulagement aux familles séparées de leurs proches et potentiellement soutenir d'autres libérations de prisonniers convenues lors des négociations. L'organisation a souligné qu'elle agissait strictement en tant qu'intermédiaire humanitaire neutre, facilitant le mouvement et la remise des détenus libérés sans prendre parti dans le conflit.

Le transfert fait suite à un accord conclu en septembre 2025 à Doha, au Qatar, entre le gouvernement de la RDC et l'AFC/M23, qui incluait des dispositions pour l'accès humanitaire et la libération de détenus. En mai 2025, le CICR avait également facilité le transfert de plus de 1 300 personnes, y compris des soldats congolais, des policiers et leurs familles, des zones contrôlées par l'AFC/M23 vers Kinshasa.

Le statut des 15 personnes transférées le 7 août n'était pas immédiatement clair, y compris s'il s'agissait de civils ou de combattants. Elles ne faisaient apparemment pas partie des dirigeants de l'AFC/M23 condamnés à mort.

Le CICR a réitéré que le droit international humanitaire exige que les détenus soient traités humainement et protégés tout au long de leur détention.

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